Fondamental
Dogme
Ecclésiologie
Sacrements
Éthique
« Tenons-nous en à
ce qui a été cru partout, toujours et par tous,
car cela est vraiment
et proprement catholique. »
St Vincent de Lérins
« Dans les choses nécessaires : l'UNITE.
Dans les choses
douteuses : la LIBERTE
En toutes choses
: la CHARITE »
St Augustin
Ces deux formules éclairent nos positions. Notre
référence, c'est l'église indivise du premier
millénaire chrétien, avant les grandes cassures.
Nous nous référons aux 7 premiers conciles, les
seuls à être vraiment oecuméniques. Nous récusons le
concile de Trente (plus particulièrement ses
décisions disciplinaires) où manquait une bonne
partie de la chrétienté (orthodoxes et protestants).
Par rapport aux fidèles de Mgr Lefèvre qui se disent
« traditionalistes », mais ne font remonter leur
« tradition » qu’au concile de Trente au 16ème
siècle (un concile « anti » pourrait-on dire), notre
tradition remonte aux origines de l’église … et cela
donne à l’église une ouverture d’esprit qui lui
permet de s’adapter sans difficulté au monde
moderne. « La vraie tradition de l’église, c’est de
changer en permanence pour pouvoir annoncer aux
hommes de chaque époque et de chaque culture le
message éternel et immuable ».
Oecuménique, l'église vieille catholique l'est,
pensant l'unité de l'église comme une unité dans la
diversité. Elle est co-fondatrice du Conseil
Oecuménique des Eglises. Unité sur l'essentiel,
l'essentiel étant
ce qui est révélé dans l'Ecriture Sainte. Diversité
possible sur tout le reste: il n'est pas nécessaire
de penser la même chose sur tous les sujets ni
d'avoir les mêmes coutumes pour être en communion, à
condition, bien sûr, que règne l'amour fraternel.
Nous considérons la diversité des traditions dans
les différentes confessions chrétiennes comme une
richesse à partager.
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L’église vieille catholique ne s’est pas créé sa
propre confession de foi. Pour nous c’est la
confession de foi des conciles de Nicée (325) et de
Constantinople (381), acceptée par toute la
chrétienté, qui est l’expression du résumé de la foi
chrétienne.
L’église vielle catholique rejette des formulations
de foi excessives comme, par exemple, certaines
doctrines sur Marie et les Saints et certaines
théories sur l’Eucharistie.
L’église vieille catholique rejette bien évidemment
les nouveaux dogmes de 1870 : l’infaillibilité
pontificale et la juridiction suprême et directe de
l’évêque de Rome sur toutes les églises, parce que
non fondées sur les Saintes Ecritures. Nous sommes
prêts à reconnaître à l’évêque de Rome une primauté
d’honneur « Primus inter pares = premier parmi des
égaux » comme aux origines, mais certainement pas à
lui reconnaître un pouvoir direct quelconque sur les
églises particulières. Les églises locales sont, par
nature, indépendantes même si elles se doivent,
autour de leur évêque et avec leur synode, de
rechercher la communion avec les autres églises
locales. « Facilitateur » de la communion entre les
églises locales, tel pourrait être un des aspects du
ministère de l’évêque de Rome.
L’église vieille catholique rejette également les
nouveaux dogmes mariaux de l’immaculée conception
(1854) et de l’assomption (1950), comme non contenus
dans l’écriture.
(Voir « Déclaration d’Utrecht » et « Déclaration sur
l’assomption » dans les documents)
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Chaque église, indépendante, peut avoir, du fait de
sa propre histoire et de la culture dans laquelle
elle est plongée, un fonctionnement légèrement
différent des autres églises. Mais partout prévaut
le principe épiscopo-synodal. C'est le
synode, en union avec l'évêque, qui prend toute
décision concernant la vie de l'église. Ainsi, par
exemple, en ce qui concerne l’ordination des femmes,
c’est le synode de l’église d’Allemagne qui, le
premier, après mûre réflexion et de longues
discussions, a pris la décision de l’introduire dans
l’église. Des synodes d’autres églises ont suivi.
Le synode se compose des membres du clergé et de
membres élus, délégués des différentes paroisses et
communautés. C’est le synode qui élit l’évêque.
La même organisation se retrouve au niveau des
paroisses et des communautés de base. C’est le
conseil paroissial, élu par les fidèles, qui prend
toute décision : il élit le curé.
Ainsi, on peut dire que, dans l’église vieille
catholique, tout le monde a droit à la parole.
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Les sacrements sont au nombre de sept. En plus du
baptême au nom de la Sainte Trinité, et de
l’Eucharistie comme sacrements les plus importants,
l’église vielle catholique reconnaît :
-
la confirmation comme achèvement du baptême
par le Saint Esprit. Comme signe de l’unité de
l’église, elle est dispensée par l’évêque.
-
la pénitence comme signe de contrition et de
réconciliation avec Dieu et son Eglise. La
confession personnelle n’est pas obligatoire.
-
l’onction des malades comme réconfort dans la
maladie.
-
Le sacrement de l’ordre conférant la grâce
pour présider le service divin et participer à la
direction de la paroisse.
-
Le mariage comme l’alliance la plus complète
entre l’homme et la femme et, par là, image de la
communion entre Dieu et les hommes.
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L’église n’a pas à s’immiscer dans
la conscience
personnelle des hommes.
Pour chaque homme, la conduite de sa vie relève
exclusivement de sa conscience personnelle. Pour le
chrétien qui fait référence à l’Ecriture Sainte,
c’est également sa conscience personnelle qui est
appelée à décider en dernier ressort. Après avoir
consulté l’Ecriture et prié, le chrétien prend la
décision qui lui paraît la meilleure étant donné les
circonstances : c’est sa responsabilité personnelle
devant Dieu et l’église n’a pas à l’obliger à quoi
que ce soit ou à lui faire un quelconque chantage.
Pour un vieux catholique, il est inconcevable qu’on
puisse obliger des hommes à confesser, en public ou
en privé, leurs fautes à un prêtre, sous prétexte
que ce serait la seule manière d’obtenir le pardon.
Pour un vieux catholique, il est impensable qu’on
puisse interdire ou prescrire telle ou telle forme
de contraception. C’est la conscience personnelle de
chacun qui doit être prise au sérieux.
Pour un vieux catholique, il est inconcevable que
quelqu’un puisse être exclu de la communauté parce
qu’il a échoué sur le plan conjugal ; on lui donnera
même la possibilité de conclure un nouveau mariage
religieux.
Pour un vieux catholique, il est impensable que des
hommes, parce qu’ils vivent différemment, puissent
être exclus de la communauté.
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