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REFLEXIONS
S'INDIGNER
Les "Indignés" manifestent un peu partout pour
protester contre la domination des marchés et de la
finance.
S'indigner! Il y a de quoi lorsqu'on voit la
richesse des nantis devenir de plus en plus
indécente et la misère des pauvres de plus en plus
noire
Il faudrait tout de même arriver à répartir un peu
mieux les richesse de la terre, c'est-à-dire faire
cracher sérieusement au bassinet les possesseurs de
yachts et de jets privés (vous allez voir que, si on
le fait, on va nous reprocher de mettre en danger
l'industrie du yacht et du jet!!!), faire contribuer
à leur juste hauteur les "pousseurs de ballons", les
"beugleurs de scène" (même s'ils planquent leur fric
en Suisse), les improductifs du CAC 40 à 20 millions
du mois (sans compter les jetons de présence aux
différents Conseils d'administration), les
dominiques issus de Strauss ou de Kahn qui peuvent
se payer des piaules à 10.000 dollars la nuit avec
pépée de luxe en sus, alors que d'autres en sont
réduits à dormir sous les ponts ... et encore!!! ...
certaines municipalités prenant des décrets pour les
en expulser!!!
Justice! Justice vraie! Justice faite de partage
équitable! Véritable justice, c'est ce qu'il importe
de réclamer maintenant et d'établir immédiatement!
Oui! Indignez vous! Indignons nous!
"Si tu as trop et ton frère pas assez, c'est que tu
lui as volé ce qui lui revient de droit! Tout ce qui
dépasse les besoins, on le détient par la violence"
St Ambroise.

CHARTERS? UNE IGNOMINIE
Jean-Marie Müller écrivait dans "Témoignage
chrétien", le 28 décembre 2010, que "Comme
l'histoire nous l'a amplement montré, l'église n'est
jamais plus crédible que lorsqu'elle entre en
résistance contre le pouvoir en place." En fait, il
ne s'agit pas pour l'église d'abord de crédibilité,
mais avant tout de justice et de vérité.
Comme l'écrivait un jour Mgr Gerny qui fut évêque de
la Suisse (et le nôtre par la même occasion):
"L'église n'a certes pas pour mission de s'immiscer
dans la politique au jour le jour, mais lorsqu'il y
a le plus petit soupçon que les droits de l'homme
sont bafoués par le pouvoir, elle doit
impérativement parler." Elle se doit de protester
énergiquement. Elle se doit de résister (et
d'inviter à résister) aux idées toutes faites que le
pouvoir distille au travers des médias et qui n'ont
pour but que de nous faire accepter l'inacceptable.
Elle se doit d'être la voix des sans voix: démunis,
pauvres, étrangers, sans abri, chômeurs, etc...
C'est particulièrement le cas pour la politique
d'expulsion des étrangers menée depuis quelque temps
par nos dirigeants. Renvoyer des Afghans en
Afghanistan où sévit une guerre cruelle, c'est une
ignominie: il faut le dire clairement. Il était sûr
que le fait de fixer des quotas annuels d'expulsions
du territoire français allait mener à ce genre
d'aberration. Il n'est que de lire les appels
fréquents de Réseau Education Sans Frontières (RESF)
pour le constater. Renvoyer des enfants ou des
jeunes dans des pays où ils n'ont aucune attache et
dont ils ne parlent pas la langue est scandaleux.
Séparer des jeunes enfants de leurs parents, comme
cela arrive trop souvent, si l'on en croit RESF, est
criminel.
J'ai conscience que l'immigration clandestine est un
gros problème pour nos pays. Mais il doit
impérativement être traité avec humanité!
C'est tout à fait normal que des gens qui n'ont rien
cherchent à immigrer vers des pays riches où ils
espèrent avoir une vie meilleure
Aussi je crois que la seule façon de solutionner ce
problème, c'est de faire en sorte que ces gens
puissent vivre décemment dans leur pays. C'est ce
qu'essaye de faire un organisme comme le CCFD
'Comité Catholique contre la Faim et pour le
Développement) en prônant la "Souveraineté
alimentaire" pour chaque pays du monde.
Mais c'est une fois de plus toute la question du
partage des biens de la terre qui est posée là. Car
vouloir que les habitants des pays actuellement
pauvres n'aient plus envie de venir chez nous et
puissent vivre décemment chez eux suppose que nous
renoncions à une bonne partie de nos richesses et de
nos privilèges
Y sommes nous prêts?
Et si non, que vaut donc notre foi en Christ et la
fraternité universelle qu'elle suppose?
N.B.: 25.000 expulsions par an, c'est aussi 25.000
personnes qui auront une raison d'en vouloir à la
France! A bon entendeur!!!

QUOI DE NEUF AU BOULOT?
Le boulot ne nourrit plus son homme
Le prophète Jérémie s'en prend à Joaquim, roi de
Juda, qui fait travailler les gens pour rien
JEREMIE 22,13-19
Quel malheur pour toi, Joaquim! Tu te fais
construire un palais, sans respecter la justice! Tu
y ajoutes des étages, sans respecter le droit des
gens! Tu fais travailler les autres pour rien, sans
les payer.
"Je veux me faire bâtir un palais grandiose, dis-tu,
avec de vastes étages". Tu y ouvres des fenêtres, tu
en revêts les murs avec du bois de cèdre, tu le fais
peindre au rouge vermillon. Veux-tu prouver que tu
es roi en choisissant le bois de cèdre pour te
distinguer? Ton père mangeait et buvait comme tout
le monde, mais il agissait selon le droit et l'ordre
que je veux, et il s'en portait bien.
Il faisait droit au pauvre et au malheureux et on
s'en trouvait bien. Celui qui agit ainsi montre
qu'il me connaît vraiment, moi, le Seigneur. Mais
toi, tu ne regardes que ton propre profit, tu ne
t'intéresses qu'à faire mourir des innocents et à
pratiquer une brutale oppression.
Voici donc ce que déclare le Seigneur au sujet de
Joaquim, fils de Josias et roi de Juda: "A sa mort
il n'y aura pas de lamentation funèbre; personne ne
dira: 'Quel malheur, mon frère!' 'Quel
malheur, ma soeur!' On ne le pleurera pas en disant:
'Quel malheur, mon maître' 'Quel malheur,
Excellence!'. On l'enterrera comme une bête, on
traînera son corps pour s'en débarrasser hors des
portes de Jérusalem."
Commentaire
Le prophète Jérémie ne mâche pas ses mots lorsqu'il
reproche au roi Joaquim de faire travailler les gens
pour rien, sans les payer.
Est-ce qu'on ne pourrait pas pousser aujourd'hui le
même cri prophétique face à ceux qui font travailler
les gens pour trois fois rien? La fonction
prophétique est une des fonctions des églises et des
chrétiens: est-elle vraiment assumée aujourd'hui?
Quoi de neuf au boulot? Dans bien des cas,
aujourd'hui, le boulot ne nourrit plus son homme. Un
des phénomènes nouveaux qu'on a constaté dans le
monde du travail, c'est l'arrivée dans les services
sociaux de ce qu'on a appelé les "travailleurs
pauvres", c'est-à-dire de gens qui ont un travail
mais dont le salaire ne suffit pas pour vivre ... un
phénomène qui va grandissant. C'est un vrai scandale
qui justifie les récriminations du prophète: "Vous
faites travailler les gens pour trois fois rien."
Les "prédateurs de la finance" (FMI, Banque
Mondiale, Banque Centrale Européenne) ont obligé la
Grèce à baisser les salaires (parfois jusqu'à 50%).
Chez nous, on procède autrement: on ne baisse pas
les salaires - pas encore - on les laisse stagner et
on augmente tout le reste, ce qui revient au même,
c'est-à-dire à priver les plus modestes de leurs
moyens de vivre.
Sur ce plan, le message biblique est très clair. En
plus de Jérémie, citons, entre autres, un passage
qui dit bien les choses: Siracide 34,26-27: "C'est
tuer son prochain que de lui ôter ses moyens de
vivre et c'est verser le sang que de priver le
salarié de son salaire." Sans oublier le fameux
chapitre 5 de la lettre de Saint Jacques: "Voyez le
salaire dont vous avez frustré les travailleurs qui
ont moissonné vos champs; il crie et les clameurs
des moissonneurs sont parvenues aux oreilles du
Seigneur."
Quelle parole d'Eglise dans cette situation? C'est
une question qu'il faudra bien se poser et à
laquelle il faudra répondre par des actes!!

L'AIR QUE JE RESPIRE ET L'EAU QUE DIEU ME FAIT BOIRE
"J'ai respiré mon athéisme dans l'air ambiant"
disait un jour un athée pour expliquer qu'il ne
croyait pas en Dieu.
Un chrétien pourrait-il dire qu'il a puisé sa foi
dans l'air ambiant? Mais l'air ambiant sent-il bon?
Y hume-t-on la délicate fraîcheur de l'amour que
Dieu porte aux hommes? Y respire-t-on le
désintéressement, la générosité et l'amour du
prochain? Ne pue-t-il pas plutôt le fric, la course
aux plaisirs superficiels, aux honneurs factices et
au pouvoirs illusoires? N'empeste-t-il pas la
rapacité et le mépris plutôt qu'il n'exhale
les agréables effluves du respect d'autrui et du don
de soi?
Ne nous étonnons donc pas si les églises se vident
et si la foi se perd. C'est ce que pensent et disent
un certain nombre de chrétiens qui se désolent de se
retrouver si peu nombreux à la messe ou au culte le
dimanche.
Mais est-ce si sûr que la foi se perde? Pourquoi
n'utilise-t-on comme critère que l'aspect cultuel?
Pourquoi ne prend-on pratiquement jamais en compte
le comportement des gens dans la vie de tous les
jours? N'y a-t-il pas de fait beaucoup de gens qui
se dévouent au service des autres?
Entre la situation des années 50 où, dans les
villages on allait parfois à l'église pour montrer
ses belles toilettes ou parce que, si on n'y allait
pas, on serait montré du doigt et la situation
d'aujourd'hui où on est certes moins nombreux mais
où ceux qui sont là sont des convaincus, engagés
tant dans la société que dans l'église, qu'est-ce
qui vaut le mieux?
Et si vraiment nous trouvons que l'atmosphère du
monde d'aujourd'hui est infecte, il ne faut pas
oublier que c'est parfois sur du fumier que poussera
la plus belle rose. Autrement dit encore, il ne faut
pas oublier qu'au niveau de la foi, ce n'est pas
nous qui conduisons mais que la puissance
miséricordieuse du Seigneur est capable de tirer
d'une pierre sèche, aride et sans vie l'eau féconde
et vivifiante comme il l'a fait au désert pour son
peuple libéré de l'esclavage en Egypte.
"Ils souffrirent de la soif et ils t'invoquèrent;
alors le rocher escarpé leur donna de l'eau, une
pierre dure étancha leur soif." Livre de la Sagesse
11/4
"Il fendit le rocher au désert, pour les faire boire
comme à la source. Du roc, il fit jaillir des
ruisseaux et descendre les eaux comme des torrents."
Ps.78/15-16
Dans ce monde désertique, invoquons le Seigneur et
il nous donnera, au monde et à nous-mêmes, "l'eau
vive" Jean 4/10

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LES PLUS PETITS.
"Ce que vous faites - ou ne faites pas - au plus
petit de mes frères - c'est à moi que vous le faites
- ou ne le faites pas.
Pourquoi ce texte, dit du "Jugement dernier" en Mt
25 me fait tilt en ce moment? Parce que je constate
de plus en plus que chaque fois que les grands de ce
monde prennent des décisions, que ce soit pour
organiser la "rigueur" ou dérembourser des
médicaments par exemple, ce sont toujours les
"petites gens" qui trinquent
Et Jésus s'indigne: ... c'est à moi que vous le
faites!
Ça va dans les deux sens:
ce que vous ne faites pas
ce que vous faites
"J'étais un étranger et vous ne m'avez pas
accueilli" Avec le Réseau Education Sans Frontières
(RESF) on verrait bien certains organisateurs de
charters brûler dans les flammes éternelles
Mais en fait, ce n'est pas de ça qu'il s'agit dans
ce texte. On pense qu'il concerne la fin du monde,
alors que c'est un texte pour aujourd'hui.
D'ailleurs, contrairement à l'idée qu'on s'en fait
souvent, la fin du monde, ce n'est pas le monde
foutu, mais le monde accompli, ce qui n'est pas tout
à fait la même chose. Et, à mon, avis, vu l'état du
monde, ça, ce n'est pas demain la veille.
C'est un texte à lire pour aujourd'hui.
Au lieu de le titrer "Le jugement dernier", je le
titrerais bien "Le critère ultime" pour déterminer
qui est proche de Dieu, ou, plus exactement de qui
Dieu est proche.
Si tu ne fais pas, même si tu nages dans l'eau
bénite, c'est le signe que Dieu est loin de toi.
"Hors de ma vue, dit Dieu, vous qui ne faites pas!
Hors de ma vue le FMI, la banque mondiale, les
trusts et les spéculateurs de tous acabits qui
affament les petites gens!"
Dieu s'indigne! Jésus, solidaire des "Indignés"!
Quant à ceux qui font, Dieu se rend proche d'eux,
même s'ils n'appartiennent à aucune église. "L'Eglise
sera toujours liée aux groupes, organisations et
communautés qui font progresser le bien être du
petit peuple et qui bâtissent ainsi le Royaume de
Dieu" déclarait l'Eglise Indépendante des
Philippines à propos de la mission de l'Eglise.
Et dans nos églises, où sont les "petites gens"?
On dit parfois que les églises devraient être la
voix des gens qui n'ont pas droit à la parole dans
nos sociétés ultra médiatisées. Pourquoi pas? Mais
il y a lieu d'aller plus loin et de permettre aux
"petites gens" de prendre eux-mêmes la parole,
de s'exprimer eux-mêmes, de s'organiser eux-mêmes.
C'est l'intuition fondatrice de l'abbé Pierre: dire
à quelqu'un, non pas "Tu as besoin de moi", mais
"J'ai besoin de toi", sous-entendu: "Tu es capable!
Je te fais confiance." C'est ce que fait aussi ATD
Quart Monde. On ne fait pas à la place; on permet de
faire!
Les "petites gens" sont aussi, très souvent, les
grands absents de nos organisations ecclésiales ...
ce qui devrait nous poser une grave question.

PEUT-ON AUJOURD'HUI ESPERER LA PAIX?
Peut-on encore parler de paix dans un monde où la
violence semble bien dominer - violence des luttes
armées - mais aussi violence quotidienne des
conditions de vie faites aux populations dans un
monde dominé par la finance, par l'argent aveugle?
1.630 milliards de dollars! C'est le chiffre des
dépenses d'armement dans le monde en 2011 (il est en
progression sur 2010) selon le Mouvement de la Paix.
Quand on achète quelque chose, ce n'est pas avec
l'intention de ne pas s'en servir. Chiffre à mettre
en parallèle avec un autre: il suffirait de 80
milliards de dollars par an pendant 10 ans pour
régler définitivement le problème de la misère dans
le monde et supprimer du même coup une importante
cause de conflits.
Il arrive même que les têtes pensantes, les
stratèges organisateurs des tueries le fasse avec un
cynisme à faire froid dans le dos.
1945 ... Hiroshima ... Nagasaki ... Deux bombes.
Pourquoi deux bombes? Pour des raisons
scientifiques. On voulait expérimenter les nouvelles
bombes en grandeur réelle: l'une était à l'uranium,
l'autre au plutonium; il s'agissait de savoir
laquelle était la plus efficace au niveau des
destructions causées. C'est pourquoi Hiroshima et
Nagasaki n'avaient jamais été bombardées auparavant
alors que la plupart des villes japonaises l'avaient
été copieusement. Il ne fallait rien casser dans ces
villes si on voulait mesurer les dégâts causés par
ces armes infernales. Il ne fallait pas non plus que
la population fuie à la campagne si on voulait
connaître leurs effets sur les êtres humains.
Que de tels projets aient pu germer dans des
cerveaux humains a de quoi faire peur!!
Ces armes n'ont certes plus servi telles
quelles par la suite; mais qui nous garantit qu'il
n'y aura pas un jour un fou qui appuiera sur le
bouton fatidique?
Savoir que, pour la première fois de son histoire,
l'homme a la possibilité de détruire toute vie sur
la planète n'est pas spécialement rassurant.
Peut-on parler de paix dans ces conditions? Peut-on
espérer qu'un jour la paix règnera sur le monde?
On peut cependant répondre "OUI" sans hésiter. Et
les signes en sont déjà là. Les militants du
Mouvement de la Paix sont optimistes: la cause de la
paix progresse, disent-ils, particulièrement chez
les jeunes. Ils ne se laisseront pas faire et
envoyer à la boucherie comme leurs anciens l'ont
fait.
Utopie? Rêve irréaliste, rétorqueront certains!
Utopie, peut-être! Mais réfléchissons un peu:
combien d'utopies et de rêves irréalistes sont
devenus réalités avec le temps?
"J'ai fait un rêve" disait le pasteur Martin Luther
King. Aujourd'hui c'est Monsieur Obama qui est à la
Maison Blanche. Qui aurait pu imaginer ça au moment
des marches pacifiques et non-violentes organisées
par le pasteur?
En 1943, personne n'aurait parié un seul centime sur
une construction de l'Europe et sur une amitié
franco-allemande!! Aujourd'hui - même imparfaitement
- ça existe. Et le résultat, c'est qu'alors
qu'auparavant on s'était étripé trois fois en moins
de 80 ans, l'Europe connaît la paix - au moins sur
son territoire - depuis plus de 50 ans.
Et les pionniers de l'oecuménisme n'ont-ils pas
donné vie et réalité à ce qui pouvait passer pour
une utopie lorsqu'ils ont lancé le mouvement. Dans
les années 60, dans le pays de Montbéliard, on
pouvait encore entendre les anciens du pays raconter
- avec la fierté de gens qui se prenaient pour des
héros - les crasses qu'ils se faisaient, du temps de
leur jeunesse, entre catholiques et protestants. Qui
aurait pu dire alors qu'aujourd'hui protestants et
catholiques fraterniseraient et vivraient en amitié?
Ne disons donc pas trop vite que la paix est une
utopie, un rêve irréalisable: si on veut, on peut!
Ce sera difficile, certes, du moins tant qu'on
n'aura pas extirpé les inégalités entre les hommes,
entre le Nord et le Sud de la planète en
particulier, tant qu'on n'aura pas éliminé toute
injustice. Il ne peut y avoir de paix que dans un
monde où règne la justice.
Et nous, chrétiens, nous avons une raison
supplémentaire d'être résolument optimiste, comme
l'est le Conseil Oecuménique des Eglises, et cette
raison, c'est la promesse même de Dieu.
"Oui" dit le prophète Isaïe annonçant les temps
nouveaux (en Isaïe 11,18ss) "Le loup habitera avec
l'agneau, le veau et le lionceau seront nourris
ensemble, un petit garçon les conduira. Le
nourrisson s'amusera sur le nid de la vipère; il ne
lui sera fait aucun mal."
Et c'est encore Isaïe qui nous dit au chapitre 2,
versets 2 à 5: "La maison du Seigneur sera établie
au sommet des montagnes. Toutes les nations y
afflueront; des peuples nombreux y viendront.
Martelant leurs épées, ils en feront des socs de
charrue; de leurs lances, ils feront des serpes. On
ne brandira plus l'épée nation contre nation, on
n'apprendra plus à ses battre. Venez, marchons à la
lumière du Seigneur."
Et l'apôtre Paul le dit clairement aux chrétiens d'Ephèse:
"Le Christ est notre paix. Par sa chair crucifiée,
il a fait tomber le mur de la haine. En sa personne,
il a tué la haine."
Notre espérance a son fondement dans la Parole du
Christ qui, par sa mort et sa résurrection, a vaincu
la mort, la mal et la haine.
C'est pourquoi, comme le Conseil Oecuménique qui a
proposé une confession de foi optimiste et avec lui,
nous pouvons être confiants!
Non! L'obscurité ne règnera pas toujours sur le
monde!
Non! Nous ne vivrons pas toujours dans l'hostilité
réciproque!
Non! Il n'y aura pas toujours des murs entre les
hommes!
Non! Il n'y aura pas toujours des tables vides et
d'autres qui croulent sous la nourriture!
Non! Ce ne sera pas le mal qui aura le dernier mot,
car toi, Christ, tu as vaincu le mal!
"La paix soit avec vous! nous dit Jésus en Jn
20,21-22. De même que le Père m'a envoyé, moi aussi
je vous envoie. Recevez l'Esprit Saint, soyez les
messagers de la paix que je vous donne." Le Christ
nous indique quelle est notre mission: nous sommes
les collaborateurs de Dieu dans l'avènement du monde
nouveau.
Avec Dieu, nous avons toujours le choix. Avec Dieu,
nous avons toujours droit à la parole. "Je t'offre
le salut! Tu dis 'oui' ou tu dis 'non'? Je t'offre
la paix! Tu dis quoi? Tu viens la construire avec
tes frères ou tu restes dans ton coin? J'attends ta
réponse!"

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